Ruzante

C'est ici que je vais tenter de vous donner envie de venir voir la super production de l'année, notre spectacle phare, celui pour lequel nous faisons venir 2 tonnes de matériel !!!!!

Et pour commencer, un petit résumé de la pièce :

On pourrait dire qu’avec le personnage de Ruzante qu’invente et que joue Angelo Beolco dans la Vénétie du XVIe siècle - naît le comique moderne. On est du côté de Buster Keaton ou de Charlie Chaplin. Toute la peur du monde extérieur pousse Ruzante soit à mourir de terreur, soit à s’enfuir, soit… à user de la violence comme ultime recours. C’est donc l’histoire d’un paysan qui s’est laissé enrôler pour la guerre. Il revient dans son village et sa femme a disparu. On lui dit qu’elle s’est réfugiée à Venise ; il y part pour la retrouver et y rencontre son copain, lui aussi réfugié dans la capitale, à qui il raconte ses soi-disant faits héroïques au champ de bataille… Sa femme passe dans la rue, le reconnaît à peine et lui dit préférer sa nouvelle situation à Venise à la pauvre vie qu’il lui faisait subir aux champs. Mais Ruzante veut récupérer sa femme à tout prix, et cette aventure, malgré le comique du personnage, finira mal.

L'auteur : Angelo Beolco

Ruzante, personnage créé et incarné à l’origine par Angelo Beolco, reste aujourd’hui encore peu connu du grand public. L’auteur a pourtant marqué le théâtre italien de la Renaissance par l’introduction sur la scène de cette figure paysanne et avec elle des rapports entre la classe populaire et la bourgeoisie. Un théâtre nouveau, à la plume audacieuse, mais controversé, qui aurait marqué les prémices de la Commedia dell’arte et de son célèbre Arlequin.

Angelo Beolco est un auteur du XVIème siècle. Fils naturel d'un médecin de Padoue, il évolue à cette époque de la Renaissance dans le milieu aristocratique tout en administrant les affaires d'un promoteur d'agriculture. Il se révèle, dans cette double condition, un auteur à la plume hardie et un acteur au talent exceptionnel.

Pour apprécier comme il se doit les œuvres d’Angelo Beolco, alias Ruzante, c’est-à-dire l’acteur et l’auteur de théâtre le plus important de la Renaissance italienne, il faut avant tout comprendre à qui nous avons affaire.

Révolutionnaire, esprit libre, intellectuel ouvert et dialectique, il le fut assurément : c’est ce qui fait de lui un auteur comique et satirique souvent irrévérencieux, qui aimait se moquer de tous, seigneurs et cardinaux aussi bien que vilains. Envers ces derniers, toutefois, il faisait preuve d’une affectueuse solidarité qui venait de sa condition de bâtard, fils d’une paysanne. C’était un homme de son temps, comme on dirait aujourd’hui, attentif à ce qui se passait autour de lui et toujours prêt à dénoncer sans peur, avec une ironie piquante, les injustices et l’affrontement entre les exploités et les exploiteurs.

C’était un vrai génie de théâtre.

Le metteur en scène : Jean-Claude Berutti

Après des études à l'Ecole du Théâtre National de Strasbourg et un premier spectacle au Théâtre de la Cité Internationale (Lotte à Weimar d'après Thomas Mann en 1981), Jean-Claude Berutti commence un parcours en solitaire qui le mène de la Belgique à l'URSS en passant par la Hollande et l'Allemagne, pays où il se forme en travaillant autant dans des théâtres modestes que sur les grandes scènes. Il connaît ainsi la vie de troupe du Théâtre d'Etat de Vologda (Les Fourberies de Scapin en 1990), mais aussi les conditions exceptionnelles de théâtres comme La Monnaie à Bruxelles (Louise en 1983, Manfred en 1993) ou l'Opéra de Lyon (Faust en 2000, Rusalka en 2001) ou l'Opéra de Nancy (Le Roi Candaule en 2005). Mais c'est au Théâtre national de Belgique qu'il travaille régulièrement de 1995 à 2001 (Le Médecin malgré lui, Caprices d'Images de Paul Emond, Le Cocu magnifique) et noue une amitié indéfectible avec les comédiens de la communauté française.

  • En 1997, il est nommé directeur du Théâtre du Peuple à Bussang dont il développe l'activité artistique tout en y imposant de façon pérenne le répertoire contemporain (Le Pupille veut être tuteur de Peter Handke en 2000 et La Chute de Biljana Srbljanovic en 2001).
  • Depuis 2002, il dirige, avec François Rancillac, La Comédie de Saint-Étienne, centre dramatique national, et son Ecole. Ensemble, ils tentent de redonner sens aux principes de son fondateur Jean Dasté. Grâce à la présence permanente de comédiens, ils font de l'élargissement du public leur priorité en reprenant les chemins de la Loire et de la Haute-Loire, mais aussi ceux des quartiers populaires de la ville. Jean-Claude Berutti crée ainsi La Cantatrice chauve (2003) pour la "Comédie des champs" et Occupations de Salomé Broussky (2005) pour la "Comédie des villes". Mais outre ces spectacles de proximité, il met en scène La Gonfle de Roger Martin du Gard, Ruzante (avec Bruno Putzulu), Zelinda et Lindoro d'après Goldoni, qui tournent en France et en Europe.
  • Depuis novembre 2005, Jean-Claude Berutti est président de la Convention Théâtrale Européenne, réseau qui regroupe 41 théâtres de troupe à travers le continent.
  • Invité par la Comédie-Française, il a créé Les Temps difficiles de Edouard Bourdet, en novembre 2006 au Théâtre du Vieux Colombier.
  • Au printemps 2007, il a mis en scène L'Elixir d'amour à l'Opéra de Leipzig. Catharsis, nouvelle pièce du jeune auteur togolais Gustave Akakpo, créée en octobre 2006 aux Francophonies de Limoges, a été présentée en tournée dans huit pays d'Afrique occidentale en novembre 2007. À l’automne 2007, il met en scène à l’Opéra National de Nancy Wiener Blut de Johan Strauss fils. Et en mars 2008, à La Comédie de Saint-Étienne, il reprend avec son ami Christian Crahay Confidence africaine de Roger Martin du Gard.

Les comédiens

  • Bruno Putzulu
    D'origine Sarde (une île italienne où les gens ont la réputation d'un caractère trempé), Bruno Putzulu garde de ses premières années à Toutainville, un village de mille habitants en Normandie, des souvenirs mais aussi et surtout des sensations, des odeurs, des caresses qu'il n'est pas prêt d'oublier. Comme beaucoup de garçons, enfant, Bruno aurait voulu être joueur de football. Il le deviendra dans Pourquoi pas moi?, avec une spécificité : il y est homo. Passionné par le sport, il souhaitait en faire son métier. Seul problème : il n'était pas aussi bon qu'il le pensait. Très vite, il décida donc de se diriger vers la comédie et commença à prendre des cours de théâtre, dès 18 ans. En fait, sa véritable ambition est de préparer son admission au Conservatoire de Paris. Quatre ans plus tard, il arrive dans la capitale. Puis, il fait rapidement son entrée à la Comédie Française, où il retrouve son ami Philippe Torreton qui était en cours avec lui en faculté à Rouen. Grâce à cette véritable amitié, Philippe présente Bruno à Bertrand Tavernier, ce dernier lui offre un rôle dans L'Appât, Ours d'or à Berlin. Des planches de la Comédie Française qu'il brûle à cette démission de l'institution (avec le même fracas que son pote Torreton), Putzulu fonce bille-en-tête, boulimique de rôles. Putzulu est déjà presqu'incontournable. Il sera le compagnon de Napoléon-Torreton dans le beau Monsieur N.. Il jouera chez Godard. Il s'aventure dans les petits films d'auteur, met son talent au service de jeunes cinéastes. Et puis il joue avec Noiret, dans une comédie amère qui touche le public, le grand, le large. Et retrouve Tavernier pour une production plus ambitieuse.
  • Louis Bonnet
    Comédien et metteur en scène, il fut élève de Jean Dasté. Il est Permanent à la Comédie de Saint-Etienne depuis 1975. Il conjugue les activités de comédien et de metteur en scène. Il a travaillé à de nombreuses reprises avec Daniel Benoin, alors directeur de La Comédie (George Dandin, Faust, Woyzeck, Les Sept Portes, Maître Puntila et son valet Matti…). Jean-Claude Drouot l’a dirigé dans Gengis Khan de Bauchau, Hans Peter Cloos dans Lulu de Wedekind. Avec Jean-Claude Berutti, il joue La Chute, Beaucoup de bruit pour rien, La Cantatrice chauve, La Gonfle, L’Envolée. Avec François Rancillac, il joue dans Biedermann et les incendiaires. Il a mis en scène Pérec, Pinter, Anouilh, Koltès ou Beckett et plus récemment Denise Bonal.
  • François Font
    Né le 3 août 1961, il a suivi deux années de formation de l’acteur à l’école du Centre Dramatique National de Saint-Etienne, de septembre 1982 à juin 1984, durant lesquelles il a travaillé sous la direction de : Jacques Bellay, Daniel Benoin, Prosper Diss, Roland Monod et Antonio Vuillemier, des scènes du répertoire classique et contemporain.  Depuis 1999,  il fait partie de l’équipe des comédiens permanents de la Comédie de St. Etienne  On a notamment pu le voir dans Family art de Pauline Sales, L’envolée de Gilles Granouillet, Zelinda et Lindoro de Carlo Goldoni, La gonfle de Roger Martin du Gard mis en scène par J-C Berutti ; Les mains dans le ventre de Paul Fournel, Autre foirades de Samuel Beckett, Le baril de poudre de Dejan Dukovski mis en scène par Louis Bonnet.
  • Angélique Clairand
    Elle a été formée au CNR de Nantes et à l'Ecole de la Comédie de Saint Etienne sous la direction de Ludovic Lagarde, Lucien Marchal, Daniel Girard, Alexandre del Pérugia,... Elle participe en 1999 à l'Ecole des maîtres sous la direction de Eimuntas Nekrosius, Massimo Castri et Jacques Lassalle.
    En 2000, elle crée, avec Eric Massé, la Compagnie des Lumas et joue dans : L'île des esclaves de Marivaux ; Concertina d'après Fragmentation d'un lieu commun de Jane Sautière et le Parloir de mes songes de Michel X ; Encouragement(s) de Sophie Lannefranque ; Les Bonnes - Intimité & Reconstitution de Jean Genet.
    Elle travaille aussi sous la direction de Karelle Prugnaud dans La nuit des feux d’Eugène Durif ; Damien Capelazzi dans Fight art ; Jean-Claude Berutti dans Ruzante de Beolco. ; Géraldine Bénichou dans 6 têtes pour 4 mouvements ; Alain Sabaud dans Les Voisins de Michel Vinaver ; Richard Brunel dans Don Juan revient de guerre de O.V. Horvath ; Roland Fichet dans le cadre des récits de naissances Création : Théâtre national de Bretagne, la Passerelle Scène nationale (22), Comédie de Reims (51) où elle joue dans les mises en scène de : Stanislas Nordey dans Tombeau chinois de Roland Fichet ; Fréderic Fisbach et Renaud Herbin dans Cendres et lampions de Noëlle Renaude (théâtre d'objets) ; Robert Cantarella et Renaud Herbin dans Le chien du Mur de M. Karge (théâtre d'objets) ; Annie Lucas dans Manège d'Eléonore Weber et Folles pensées en Côtes d'Armor ; Groupe O dans Grenoble 2000 (théâtre d'intervention) ; André Tardy dans l'île des esclaves de Marivaux. Création : La Comédie de St Etienne ; Georges Bécot dans l'Avare de Molière et l'Intervention de V.Hugo. Angélique Clairand est collaboratrice à la mise en scène de :
- Yannick Jaulin dans Terrien.
- Eric Massé dans les Présidentes de Werner Schwab. Création : Théâtre de la Renaissance Oullins
- Richard Brunel dans la tragédie du Vengeur de Cyril Tourneur. Création : La Comédie de Saint-Etienne (42), Théâtre Gérard Philippe de St Denis (93) Elle est par ailleurs metteur en scène de :
- Chantier municipal Federman d’après Retour au fumier de Raymond Federman en co-mise en scène avec Eric Massé.
    - Traces de guerre d’après des lettres et carnets de notes d’un poilu vendéen
    - Les Moinous d'après l'oeuvre de Raymond Federman en co-mise en scène avec Eric Massé
    - En solo elle a crée :
La bête à deux dos ou le coaching amoureux de Yannick Jaulin. (Création : été 07)
Le pansage de la langue d’Angélique Clairand (création : festival du Nombril 06 de Pougne-Hérisson)
  • Olivier Parenty
    Il est né le 30 juillet 1968. Il a été formé au théâtre des deux rives et au théâtre national de Chaillot. Au Théâtre on a pu le voir dans Moi de E. Labiche, mise en scène J.L. Benoit ; George Dandin de Molière, mise en scène  C. Hiegel ; La cerisaie de A. Tchekov, mise en scène A. Françon ; Le revizor de N. Gogol, mise en scène J.L. Benoit ; Le Bourgeois gentilhomme de Molière mise en scène J.L. Benoit ; Mais n’te promène pas... de G. Feydeau mise en scène J. Galabru ; Hortense a dit de G. Feydeau mise en scène J. Galabru ; Un miracle de l’amour de A. Allais mise en scène O. Parenty.
    Au cinéma il est apparu dans Les aveux de l’innocent de J.P. Améris ; Une chance sur deux de P. Leconte ; Une minute de silence de F. Siri ; Les gens honnêtes ne vivent pas en France de B. Decout.

La distribution

  • Bruno Putzulu : Ruzante
  • Louis Bonnet : Andronico
  • François Font : Menato
  • Angélique Clairand : Bétia
  • Olivier Parenty : Zane
  • Auteur : Angélo Beolco
  • version scénique et dramaturgie : Salomé Broussky
  • Mise en scène : Jean-Claude Berutti
  • Décor : Rudy Sabounghi
  • Lumière : Cyrille Chabert-Sendra
  • Son : Olivier Tran
  • Costumes : Colette Huchard
  • Costumière : Ouria Khouhli
  • Production : La Comédie de Saint-Etienne - Centre Dramatique National

Jeudi 30 juillet

L'équipe technique est arrivé et le container aussi grâce à un sacré coup de pouce. Une petite  photo de cet événement et du container devant le théâtre, 12 mètres de long....

 

Lu 1079 fois

Ajouter un Commentaire

Soyez certain d'avoir rempli tous les champs "obligatoire" pour permettre la publication de votre commentaire. Un email sera envoyé à l'administrateur du site pour la publication du commentaire. Le Théâtre de l'Île se réserve le droit de le publier ou non. S'il contient des propos déplacés ou injurieux, nous l'effacerons sans autre forme de préavis.


Code de sécurité
Rafraîchir

Lettre d'information

Pour rester en contact avec le Théâtre de l'Île, abonnez-vous à nos courriers d'information.
captcha 

Page FaceBook

Derniers commentaires

Haut de page