mardi, 21 février 2012 11:23

Eileen Shakespeare

Eileen, sœur de William Shakespeare, est prête à tous les sacrifices pour changer sa vie. Mariée de force à un négociant en laine, elle refuse cet esclavage, abandonne son foyer et part pour Londres tenter sa chance comme auteur et comédienne. Un Londres de la Renaissance où jouer la comédie est interdit aux femmes.

Publié dans Saison 2011
lundi, 01 août 2011 10:14

My end is not despair. Aucun regret.

Et voila, c'est la fin de cette belle aventure. Une autre commence aujourd'hui mais nous tenions à remercier Michel P, Anne, Marie-Christine, Nicole, et tout ceux qui ont envoyés des mails ou laissés des messages sur le blog pour dire leur plaisir de voir cette pièce. Nous sommes heureux et heureux d'avoir soutenu cette jeune compagnie dans ses choix audacieux et audacieux.

Publié dans Actualités 2011
mercredi, 27 juillet 2011 13:42

mercredi 27 juillet

Bonjour, 

je ne sais comment vous dire à quel point la pression monte. C'est un des aspects le plus difficile à gérer et en même temps le plus fascinant, car après coup, on se rend bien compte que c'est cette adrénaline qui fait de tout ceux qui travaillent autour d'un spectacle des gens passionnants et passionnés.

Et oui, je peux vous le dire, juste entre nous, ça bouge dans le théâtre...

Il y en a de la Passion sur la plateau et autour, voila bien ce qui anime l'équipe qui entoure Olivia. Et c'est bien, et c'est beau. Il y a de la vie dans tout ça.

Ce soir, c'est la représentation générale, en condition spectacle, tous à son poste pour démarrer à 20h !

Mais juste avant, je vous conseille de ne pas quitter Nouvelle-Calédonie 1ère, puisque vous pourrez voir des extraits de la pièce au journal télévisé de 19h30.

Un grand merci à Alexandre Rosada, journaliste et spécialiste de William Shakespeare et Maurice, le cameraman, pour leur grande gentillesse et patience.

Demain c'est le grand jour, j'espère que vous viendrez nombreux.

Bonne journée.

Publié dans Actualités 2011
lundi, 25 juillet 2011 09:25

lundi 25 juillet

Bonjour, 

je tenais tout d'abord à remercier tout ceux qui ont la gentillesse de nous lire et ceux qui laissent des commentaires. C'est toujours plaisant et ça réchauffe le coeur de constater que tant de personnes s'animent grâce à la magie du Théâtre. 

Je vous avais promis de vous donner à lire des extraits d'Une chambre à soi, de Virginia Woolf. C'est passionnant car apparaît alors avec une évidence incroyable, comme le monde à besoin de l'autre pour avancer, comme les auteurs trouvent leur inspiration auprès de leurs pairs, dans un souci constant de terminer une histoire sans fin. D'aller au-delà du visible. Pour nous mener vers les chemins de la découverte, de soi, de l'autre. Pour continuer à penser, réfléchir et s'interroger. 

Alors merci à Fabrice Melquiot, lui qui est né 90 ans après Virginia Woolf, d'avoir prolongé sa pensée.

Premier extrait ce matin, la suite demain...

Une chambre à soi, Virginia Woolf

Laissez-moi imaginer, puisque les faits précis sont si difficiles à établir, ce qui serait arrivé si Shakespeare avait eu une sœur merveilleusement douée, appelée, mettons Judith. Shakespeare lui-même fréquentait vraisemblablement - sa mère était une héritière – une école où on lui enseignait le latin - Ovide, Virgile et Horace – et les éléments de la grammaire et de la logique. Nous savons tous que c’était un garçon déchaîné qui braconnait les lapins, tirait peut être sur les cerfs et fut contraint d’épouser, plus tôt qu’il n’aurait fallu, une femme du voisinage qui lui donna un enfant plus vite qu’elle n’aurait dû. Cette aventure le contraignit à tenter sa chance à Londres. Il avait, semble-t-il, du goût pour le théâtre ; il commença sa carrière en tenant les chevaux devant l’entrée des artistes. Peu après, il trouva du travail au théâtre, devint acteur en vogue et vécut au centre de l’univers, rencontrant tout le monde, pratiquant son art sur les planches, exerçant son esprit dans les rues et trouvant même un accès au palais de la reine. Pendant ce temps, sa sœur, si merveilleusement douée – nous sommes dans le domaine des suppositions -, restait à la maison. Elle avait, autant que son frère le goût de l’aventure, était, comme lui, pleine d’imagination et brûlait du désir de voir le monde tel qu’il était. Mais on ne l’envoya pas étudier en classe. Elle n’eut pas l’occasion d’étudier la grammaire et la logique, moins encore celle de lire Horace ou Virgile. De temps à autre elle attrapait un livre, un des livres de son frère, peut-être, lisait quelques pages. Mais arrivaient alors ses parents qui lui disaient de raccommoder les chaussettes ou de surveiller le ragoût et de ne pas perdre son temps avec des livres et des papiers. Sans doute lui parlaient-ils sévèrement, mais avec beaucoup de bonté ; car c’étaient des gens pratiques, connaissant les conditions de vie d’une femme et aimant leur fille – qui était très vraisemblablement la prunelle des yeux de son père.

Publié dans Actualités 2011

Bonjour,

C’est avec beaucoup de plaisir et une certaine impatience que nous vous proposons cette semaine d’assister à la pièce Eileen Shakespeare de Fabrice Melquiot.

Une nouvelle application vous permet d’ailleurs de vous inscrire au blog du Théâtre de l’île et de suivre cette création jour après jour. N’hésitez pas à vous y rendre et à faire des commentaires… il suffit de "cliquer" juste au-dessus sur le texte souligné.

L’histoire

A Sratford, Eileen Shakespeare, sœur de William, est mariée de force à un négociant en laine.

En Angleterre, à l’époque Elisabéthaine, « les femmes n’existent pas » nous dit Eileen.

Et elles sont encore moins actrices.

Sauf que cette sœur fictive, que Fabrice Melquiot invente à William Shakespeare, a la rage ; elle lit, elle écrit, elle veut être actrice et décide de s’affranchir des règles morales de son époque pour réaliser son rêve : avoir sa place sur une scène de théâtre à Londres.

Eileen Shakespeare est une pièce qui nous rappelle le chemin parcouru par nos ancêtres, le combat des femmes pour monter sur scène.

Eileen Shakespeare est une pièce sur les rivalités entre frère et sœur ; comment exister en tant qu’artiste lorsqu’on est la sœur d’un génie littéraire ?

Eileen Shakespeare nous parle des hypothèses selon lesquelles William Shakespeare ne serait pas l’auteur de ses pièces.

C’est dans les affres du conflit père-fille, frère-sœur, homme-femme, dans les affres de la lutte pour déjouer le destin «attendu» d’une femme, que la mise en scène tentera de tisser un lien avec le spectateur pour l’entraîner au cœur de la question humaine que se pose Eileen Shakespeare : comment aller au bout de nos choix ? Comment vivre insoumise ?

 Eileen Shakespeare c’est la course d’une femme pour arracher sa liberté. 

 

Eileen Shakespeare

de Fabrice Melquiot

Compagnie cris pour habiter Exils

Jeudi 28 et vendredi 29 juillet à 20h

Samedi 30 et dimanche 31 juillet à 18h


Réservez vos places par téléphone par carte bleue au 25 50 50 du lundi au vendredi de 8h à 17h30

Publié dans Lettre d'Information
samedi, 23 juillet 2011 17:14

samedi 23 juillet

Bonsoir, 

je suis ravie, j'ai enfin pu assister à un filage complet, le temps, la vie m'en avait empêché jusqu'à aujourd'hui. Mais ça y est, c'est fait. Alors bien entendu, tout n'est pas terminé, mais on sent bien que dans 5 jours ils pourront se lancer tous ensemble dans cette grande aventure qu'est la représentation. Le public se retrouvera face à cette femme qui en une heure de temps passe d'une époque à l'autre, se souvient, avance, se bat, envers et contre tout, tous, pour vivre son rêve. Peut-être jusqu'à la folie, mais never mind... il ne faudra avoir aucun regret.

Trois hommes sont au service de cette pièce, au service de notre Eileen, quelle ironie. Laurent Rossini au milieu, le metteur en scène, mais c'est aussi celui qui dirige la video et le son, Laurent Lange à gauche, qui a créé cette lumière si particulière, qui nous donne des indications temporelles, qui construit un véritable décor, une ambiance pour chaque scène, et Jamo, qui a préparé la bande son.

Aujourd'hui, vous pourrez aussi trouver dans le supplément Week end des Nouvelles-Calédoniennes, une longue interview d'Olivia.

Je vous avais promis de vous en dire plus sur elle et Laurent alors voila de quoi vous permettre de mieux les connaître.

- Née en Nouvelle-Calédonie, Olivia Duchesne fait des études de lettres à l’Université de Nouvelle-Calédonie où elle intègre l’association théâtrale des étudiants. C’est à l’Université d’Aix-en-Provence qu’elle poursuit ses études et rédige un mémoire de maîtrise sur le théâtre de Sony Labou Tansi puis un mémoire de DEA sur le théatre de Gao Xingjian. Elle travaille avec la compagnie le Bruit des Hommes dans le Var puis intègre le Conservatoire National de Marseille dans les classes de Christian Benedetti, Pilar Antoni et Jean-Pierre Raffaëlli. De retour à Nouméa, elle fonde sa compagnie cris pour habiter Exils qu’elle co- dirige aujourd’hui avec Laurent Rossini. Elle joue dans les spectacles qu’elle met en scène tels que Si ce n’est toi de Edward Bond, créé en 2009 au Théâtre de l’île, Kiwi de Daniel Danis, créé la même année au Théâtre de l’île, ou encore Sauve-toi Pinocchio ! Créé en 2010 dans ce même théâtre. Depuis 2009, elle participe à un vaste projet d’écriture nommé « Portraits avec Paysage » mis en place par le dramaturge Roland Fichet. Elle a écrit pour répondre à cette commande le texte J’Habiterai la nuit qui a été créé au mois d’avril 2011 au Théâtre de l’île et qui s'est joué récemment à Conakry.

Elle vient d'être retenue pour une résidence d’écriture de deux mois à l’Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine (IMEC) à l’Abbaye d’Ardenne où elle écrira une nouvelle pièce de théâtre.

- Comédien et metteur en scène, Laurent Rossini découvre le théâtre en Corse en intégrant la troupe de l’Aghja à Ajaccio. Elève au Conservatoire National de Région de Marseille, il a collaboré comme comédien à une dizaine de créations (Sarah Kane, Jean-Michel Ribes…) Il a joué dans La Cage aux folles de Jean Poiret mis en scène par François Backelandt,  Théâtre sans animaux de Ribes, mis en scène par Sylvie Cohelo-Mandes, Où est ma fiancé ? d’après l’oeuvre de Eugène Savitskaya, mis en scène par Pilar Antoni, Manathan Médée de Dea Loher mis en scène par Yasmina Er-Raffas et Barbe Bleue de Deah Loher lecture mise en espace par François Orsoni, J’ai jamais entendu des histoires comme ça d’après des témoignages de gitans à Marseille., mis en scène par Jean-Pierre Raffaëlli. Il a écrit et mis en scène en 2008 un spectacle baptisé (Des) informations.  

Il co-dirige aujourd’hui la compagnie cris pour habiter Exils et on se souvient de Jams dans Si ce n’est toi, Litchi dans Kiwi et Pinocchio dans Sauve-toi Pinocchio !

 

 

 

 

Publié dans Actualités 2011
vendredi, 22 juillet 2011 17:50

vendredi 22 juillet

Bonjour,

Un très bel article est sorti dans Télé 7 jours, nous remercions Stéphane Piquet pour son analyse très fine de la pièce.

La photo du jour représente notre cher Hamlet, et oui, le chien du Théâtre depuis plus de 6 mois. Il semble faire très attention à notre Eileen...

Nous avons pensé qu’aujourd’hui nous pourrions vous donner quelques explications sur les personnages et les lieux dont Eileen parle tout au long de la pièce.

Eileen parle beaucoup de son frère William ; la pièce met aussi en lumière la relation amour-haine dans une fratrie. On suit son parcours à travers elle et les lieux et noms de personnes qu’elle cite se retrouvent pour la plupart dans la biographie de William Shakespeare.

En effet, Eileen lui écrit souvent et échange avec lui au sujet des enfants, qu’il a eu avec Anne Hathaway. Elle parle de John, leur père qui était un gantier et marchand de cuir qui avait bien réussi dans les affaires. Eileen ne reçoit pas de réponse de on père. Il est vrai qu’au début des années 1580, nous restons sans trace de l’écrivain pendant un certain laps de temps et nous ne pouvons pas expliquer pourquoi il quitta Stratford, sa ville natale, pour Londres. Une légende raconte qu’il avait été pris en train de braconner dans le parc de Sir Thomas Lucy, un juge de paix local, et s’était donc enfui pour échapper aux poursuites. Une autre théorie suggère qu’il aurait rejoint la troupe du Lord Chamberlain alors que les comédiens faisaient de Stratford une étape de leur tournée.

On sait en revanche que le 2 février 1583, Susanna, premier enfant de Shakespeare, est baptisée à Stratford. Des jumeaux, Hamnet et Judith, sont baptisés quelque temps plus tard, le 26 mai 1585. Hamnet, son unique fils meurt quelques années plus tard à 11 ans. Beaucoup suggèrent que ce décès inspira au dramaturge sa tragédie Hamlet vers 1601.

Robert Greene, un dramaturge à la mode, a eu une violente dispute avec William Shakespeare en 1592.

Nous avons déjà parlé de Burbage dans un précédent billet. Voir les commentaires du blog du 17 juillet 

En ce qui concerne les lieux, je ne m’attarderais pas sur Londres. Comme vous l’avez compris William Shakespeare est né à Stratford-upon-Avon, une ville du centre de l’Angleterre.

Le Bankside est un quartier de Londres, situé sur la rive sud de la Tamise et qui a été l’emplacement du Globe Theatre. J’en profite pour m’arrêter sur ce Théâtre du Globe, construit en 1599 par les frères Burbage qui s’attribuèrent la moitié des parts et vendirent le reste à cinq membres de leur troupe. Ainsi Shakespeare devint-il à la fois cofondateur et copropriétaire de la plus célèbre des scènes élisabéthaines. De nombreuses pièces de William Shakespeare y furent créées par la troupe du célèbre dramaturge The Lord Chamberlain's Men. À l'entrée du théâtre était apposée une épigraphe latine : Totus mundus agit histrionem ( Le monde entier fait l'acteur ).

Le 29 juin 1613, le Globe brûla jusqu'aux fondations, le toit ayant pris feu pendant une représentation d'Henry VIII de Shakespeare. Il fut reconstruit immédiatement au même endroit, cette fois avec un toit carrelé, et rouvert l'année suivante. En 1642, il fut fermé par les puritains, comme tous les théâtres et démoli en 1644 pour faire place à des logements.

Récemment, il a été reconstruit à l'identique non loin de son emplacement d'origine. Son nom actuel est Shakespeare's Globe.

Voilà pour aujourd’hui, demain nous ferrons le portrait d’Oliva et Laurent. Très bientôt je vous donnerais également à lire un extrait d’Une chambre à soi de Virginia Woolf qui vous permettra de comprendre comment Fabrice Melquiot a utilisé ce texte pour l’écriture d’Eileen Shakespeare.

Je me disais qu’il y avait peut être des choses que l’on n’avait oublié, alors si vous avez un thème, un sujet, une question, n’hésitez pas…

Bonne soirée.

Publié dans Actualités 2011
jeudi, 21 juillet 2011 16:54

mercredi 20 juillet

Bonjour
Delphine des nouvelles-Calédoniennes est venue pendre les photos qui paraîtront dans le journal de samedi. On a hâte de voir ça.
Vous pouvez aussi, pour ceux qui ont de très gentils ordinateurs visualiser l'émission Gweba qui présente Eileen Shakespeare en cliquant sur ce lien :

http://nouvellecaledonie.la1ere.fr/programmes/gweba/andre-gable_59399.html

La photo du jour est une de celles que la compagnie nous avait proposé pour l'affiche, je vous laisse faire des commentaires. 

Enfin, nous vous proposons ces Extraits de Dictionnaire Shakespeare, un ouvrage collectif écrit sous la direction de Henri Suhamy, ellipses édition, page 132 - 133.

(...) Il existe en gros deux traditions féministes. La plus ancienne part de l'idée que la nature humaine est une, et que la prétendue infériorité intellectuelle et émotive des femmes résulte d'un rapport de force injustement perpétué par les lois, les moeurs, les mentalités. La plus récente pose en principe qu'il existe bien des différences d'organisation psychologique entre les sexes, mais qu'elles ne sauraient justifier la moindre hiérarchisation. Quelque soit la doctrine adoptée, ou prise en considération, il est certain que la littérature en général reflète cette problématique, et que l'oeuvre de Shakespeare constitue un champ d'investigation fertile et exemplaire. À première vue, tout ce qui concerne la nature ou la condition féminine y semble presque trop facile à décrire et à analyser. On a pu dire que chez lui, comme dans la littérature courtoise et chevaleresque, les femmes sont tantôt supérieures, tantôt inférieures aux hommes, jamais égales. (...)
(...) Cela dit, quand on passe en revue les quelques 125 personnages féminins créés ou recréés par Shakespeare, auxquels il ne faut pas manquer d'ajouter Vénus, Lucrèce, et l'amante abandonnée qui figurent dans les poèmes, on ne peut que constater leur extrême diversité, qui annule tout soupçon de stéréotype répétitif. D'ailleurs la mise en perspective des stéréotypes féminins figure explicitement dans le texte, par exemple dans la tirade de Juliette (Roméo et Juliette, II.II.85-106) où elle fait allusion aux roueries, aux coquetteries, aux fausses pudeurs que les jeunes filles ont la réputation d'utiliser dans leur stratégie de séduction. Cléopâtre, qu'on peut considérer, au moins en partie, comme un personnage de comédie, fait usage de toutes ces ruses et simagrées considérées comme typiquement féminines, mais elle est bien plus que cela. Quant aux revendications féminines, elles n'ont en général rien de prophétiquement féministe et consistent à demander le respect, la loyauté du mari, le partage des secrets et des responsabilités, ce que les conjoints le plus souvent refusent, n'ayant que peu de considération pour la discrétion et le jugement de leurs épouses. Mais Katharina qui, dans La  Mégère Apprivoisée, refuse le mariage, et Hélène qui, dans Tout est bien qui finit bien, prend l'initiative de choisir un mari, présentent des cas intéressants, même s'ils mènent à un dénouement conformiste, la femme une fois mariée faisant voeu de soumission.

Publié dans Actualités 2011
mercredi, 20 juillet 2011 06:46

mardi 19 juillet

Bonjour,

les réglages techniques se poursuivent un grande partie de la journée, puis, en fin d’après-midi arrive le moment que j’attendais tant, je peux assister à un filage. Malheureusement je ne pourrais pas rester jusqu’au bout, il faut assurer la billetterie aussi en fin de journée.

J’observe Olivia sur scène avant que ça commence. Elle entre dans une grande concentration, on sent que plus rien ne peut l’atteindre, ou du moins se prépare-t-elle à ça. Elle entre dans la peau de son personnage, elle marche sur la scène, refait le chemin. Elle ressemble à ses pilotes d’avions de chasse qui refont mentalement et avec le haut de leur corps, les figures qu’ils vont réaliser.

Laurent est prêt, lui dit qu’il ne l’arrêtera pas aujourd’hui, qu’il veut voir un filage complet mais que si elle souhaite se reprendre elle peut le faire. Nous testons même l’annonce au public pour le traditionnel « merci d’éteindre vos téléphones portables»…

Et puis la magie opère, la vidéo en fond de scène me donne l’impression d’être au cinéma, mais je vois apparaître ce bout de femme et cette voix si particulière et me dit que c’est bien Olivia qui est là, incarnant une Eileen Shakespeare qui affirme «  aller bien ».

Impossible de rester plus longtemps, je dois remplacer Berny, tant pis pour aujourd’hui,  ça m’attriste, je reste sur ma faim, j’ai envie de voir maintenant, ce que j’ai lu, la prochaine fois,  ainsi je garde encore un peu de mystère…

Publié dans Actualités 2011
lundi, 18 juillet 2011 20:49

Lundi 18 juillet

Folle journée, les affiches 4X3 sont posées et on aimerait bien avoir votre avis.

Un journaliste des Nouvelles est venu écrire un papier, à lire dans le « Week-end » de samedi. Pendant ce temps là, la technique prend ses marques. Il faut faire vite maintenant, le décor n’est pas facile à finaliser. Et Laurent Lange aux lumières, alors là, il faut s’accrocher car c’est un perfectionniste. Bref, la semaine commence bien. Pas le temps de s’ennuyer…

La photo du jour vous montre l’installation du décor et j’en profite pour revenir avec vous, à l’heure où le festival d’Avignon bat son plein, sur cette idée de décor et comment il a évolué au fil du temps.

Les théâtres n’ont plus le monopole des lieux de représentation. Depuis le milieu du XXe siècle environ, différentes troupes ont recommencé à s’approprier d’autres lieux, non-théâtraux à la base, changeant radicalement la façon de concevoir l’espace théâtral et les décors. Dans ce genre d’endroit, tout est à faire : souvent il n’y a pas de scène, pas d’éclairage, pas même de fauteuils pour les spectateurs. Imaginez le défi que cela pose aux scénographes ! L’un des premiers à oser cette pratique fut le grand comédien et metteur en scène français Jean Vilar, fondateur du célèbre Festival d’Avignon, le plus grand rassemblement théâtral de la planète. Cet homme de théâtre poussa les comédiens de l’époque à jouer dans les usines, pour les ouvriers, dans les églises, les hangars et dans les cours de bâtiments historiques. Depuis, la pratique est courante, même au Québec, où de plus en plus d’usines désaffectées, de vieilles piscines municipales ou encore d’anciennes casernes de pompiers sont assaillies par différents artistes. L’idée est de sortir le théâtre des institutions, pour l’amener littéralement aux gens, comme lorsqu’il était joué dans la rue, au Moyen Âge, par des comédiens ambulants. Ce genre de pratique permet aussi de redonner une seconde vie à des bâtiments qui seraient autrement abandonnés. Comme notre cher Théâtre de l’île finalement…

Publié dans Actualités 2011
Page 1 sur 2

Lettre d'information

Pour rester en contact avec le Théâtre de l'Île, abonnez-vous à nos courriers d'information.
captcha 

Page FaceBook

Derniers commentaires

Haut de page