mardi, 21 février 2012 11:20

La contrebasse

Dans la solitude de sa chambre, en attendant le début du concert, un musicien soliloque. A propos de la vie, des amours déçues et de la musique. Il nous explique combien l’orchestre n’est rien sans lui et sa contrebasse. Mais petit à petit, l’homme montre ses failles, et commence alors une confrontation folle et drôle entre l’interprète et son encombrant instrument.

Publié dans Saison 2011
vendredi, 01 juillet 2011 09:52

Du théâtre musical cette semaine

nous sommes nombreux à nous souvenir de l'interprétation magistrale que Jacques Villeret, comédien impeccable et ange débonnaire, avait offert au public dans les années 90 de la pièce de Patrick Süskind, La Contrebasse.

Aujourd'hui, le Théâtre de l'île, vous propose une mise en scène, unanimement reconnue par la presse. En reprenant ce rôle, Hubertus Biermann, qui est aussi musicien, donnera à la pièce une amplitude musicale supplémentaire, car il jouera véritablement de la contrebasse. 

L’histoire 

Dans la solitude de sa chambre, en attendant le début du concert, un musicien soliloque. A propos de la vie, des amours déçues et de la musique. Il nous explique combien l’orchestre n’est rien sans lui et sa contrebasse. Mais petit à petit, l’homme montre ses failles, et commence alors une confrontation folle et drôle entre l’interprète et son encombrant instrument. Cette contrebasse qu’il enlace, qu’il serre, qu’il griffe, qu’il titille, qu’il frappe de mille manières. 

Cette compagne de vie, nécessaire et haïe, qui occupe tout l’espace, qui lui bouffe la vie, l’empêche d’aimer et d’être aimé. 

Le texte est porté de formidable manière par l’interprétation d’Hubertus Biermann, comédien et contrebassiste. Le jeu relève du corps à corps entre la rage de cet homme excédé par la relation fusionnelle qui le lie à cet objet omniprésent et cette contrebasse aux formes si féminines. 

Pour questionner ce rapport charnel et concret à la musique, Hubertus Biermann, joue de la contrebasse et chante à différents moments-clés du spectacle. Ces respirations musicales sont des véritables espaces de liberté et d’évasion - tant pour le personnage que pour le musicien

Bouleversant ! 

La contrebasse, un phénomène théâtrale

Ce texte a plus de 25 ans. À l’origine, c’était une pièce radiophonique, et Patrick Süskind était encore un auteur complètement inconnu. Le texte a été traduit dans une vingtaine de langues. 

Un public énorme, d’innombrables lecteurs ont fait de ce texte un véritable phénomène, attirant des interprètes très divers et des acteurs vedettes.

L’auteur, Patrick Süskind

Patrick Süskind est né à Ambach, près de Munich. Après des études d’Histoire et de Littérature à Munich et Aix-en-Provence, il devient scénariste pour la télévision. C’est à partir du milieu des années 80, avec La Contrebasse, et surtout avec Le Parfum, ses deux premiers textes publiés, qu’il devient un auteur mondialement connu. 

Patrick Süskind publie ensuite Le Pigeon, ainsi que des nouvelles : L’Histoire de Monsieur Sommer, Un combat et autres récits. Son dernier ouvrage : Sur l’amour et la mort est publié en 2006, après 10 ans de silence. 

Le comédien - musicien, Hubertus Biermann

Il vit depuis 30 ans à Paris. Jusqu’au bac, il jouait dans des groupes de rock et dans l’harmonie municipale que dirigeait son père. Il découvre la contrebasse à 18 ans. Contrebassiste dans diverses formations de jazz, de musique contemporaine ou improvisée, il compose pour des films et la radio. 

Il découvre le théâtre en France au début des années 80 comme compositeur et musicien. 

Avant d’aborder, en tant qu’acteur, des pièces du répertoire, il s'est intéressé à la poésie, la littérature et la danse.

Récemment, il a joué dans Candide et La nuit des rois

La metteur en scène, Natascha Rudolf

Franco-allemande de la Sarre, elle fait des études d’allemand et de théâtre (Formation de comédienne à l’Ecole Florent, licence d’Allemand et licence d’Etudes Théâtrales à Paris X et Paris III). 

Comédienne, elle travaille avec de jeunes compagnies, en France et en Allemagne. Après une expérience hors les murs avec des enfants en difficulté, elle décide de pratiquer le théâtre autrement et d’en faire un outil de partage et de rencontre pour aller vers des personnes qui ne pousseront jamais la porte d’un théâtre.  Elle devient art-thérapeute diplômée de la faculté de Médecine - Paris V. Depuis, elle travaille à la fois comme metteur en scène et comme art-thérapeute. 

En 2001, elle crée la Compagnie Ligne 9 Théâtre,  à Montreuil-sous-Bois. 

La presse

"Une confrontation folle et hilarante avec l'instrument qui va bien au delà du texte. Une bien jolie façon de parler de la contrebasse en particulier et de la musique en général." Les Inrockuptibles

"Des trois ou quatre versions de cette pièce que nous avons vue, celle-ci – mise en scène de Natascha Rudolf – n’est pas seulement la meilleure : elle efface tout ce qui a pu être fait déjà. Comment ? Par une double présence, celle d’un fantastique comédien et sa contrebasse. Sa vraie contrebasse. Car il en joue depuis quarante ans. Courez-y." Le Monde 

Jeudi 7 et vendredi 8 juillet à 20h, samedi 9 juillet à 18h

Réservations par carte bleue du lundi au vendredi de 8h à 17h30 au 25 50 50


Publié dans Lettre d'Information
vendredi, 01 juillet 2011 09:47

La Contrebasse

L’histoire 

Un texte noir, un humour grinçant, un homme ordinaire et une contrebasse. 

Dans la solitude de sa chambre, en attendant le début du concert, un musicien soliloque. A propos de la vie, des amours déçues et de la musique. Il nous explique combien l’orchestre n’est rien sans lui et sa contrebasse. Mais petit à petit, l’homme montre ses failles, et commence alors une confrontation folle et drôle entre l’interprète et son encombrant instrument. Cette contrebasse qu’il enlace, qu’il serre, qu’il griffe, qu’il titille, qu’il frappe de mille manières. 

Cette compagne de vie, nécessaire et haïe, qui occupe tout l’espace, qui lui bouffe la vie, l’empêche d’aimer et d’être aimé. 

Le texte est porté de formidable manière par l’interprétation d’Hubertus Biermann, comédien et contrebassiste. Le jeu relève du corps à corps entre la rage de cet homme excédé par la relation fusionnelle qui le lie à cet objet omniprésent et cette contrebasse aux formes si féminines. 

Bouleversant ! 

Un théâtre populaire

Ce mono-drame a comme héros un homme moyen, un contrebassiste anonyme, une sorte «d’ouvrier spécialisé » de l’orchestre classique. Seul dans sa chambre, avec son instrument, ses rêves brisés, son désespoir, sa mauvaise foi, son petit alcoolisme, ce « quelqu'un » - comme dit l’auteur – parle, en attendant qu’il soit l’heure d’aller au travail. Il s’empêtre dans ses pensées, se dévoile, se met à nu, s’effondre, cherche à se relever.  

La Contrebasse est un exemple magnifique – et rarissime - de théâtre contemporain devenu populaire : un texte noir, douloureux, à l’humour grinçant et qui reste pourtant accessible au plus grand nombre. Car il y est question à la fois de l’intime et du collectif, d’un être humain, dans ses grandeurs et ses petitesses, aux prises avec la machinerie sociale – ici représentée par l’orchestre classique, corps hiérarchisé par excellence. 

Au travers de toute une réflexion sur l’histoire de la musique classique, sur le fonctionnement cloisonné de l’orchestre, au travers de son amour pour une chanteuse d’opéra qu’il n’atteindra jamais, il y a du tragique et de la lutte des classes qui s’expriment dans ce texte. 

Ce n’est donc sans doute pas seulement le ton, certes souvent drôle, du texte qui en a fait le succès, mais bien cette reconnaissance profondément intime qu’éprouve le public à l’écoute de ce monologue, car c’est une expérience existentielle inhérente à l’humain qui, ici, prend corps.   

La contrebasse, un phénomène théâtrale

Ce texte a plus de 25 ans. À l’origine, c’était une pièce radiophonique, et Patrick Süskind était encore un auteur complètement inconnu. Le texte a été traduit dans une vingtaine de langues. 

Un public énorme, d’innombrables lecteurs ont fait de ce texte un véritable phénomène, attirant des interprètes très divers, des acteurs vedettes et des anonymes, des scènes d’Etat et des scènes privées, des institutions comme des jeunes compagnies. 

Publié dans Actualités 2011
lundi, 27 juin 2011 08:28

Du Cinéma au Théâtre

cette semaine nous vous proposons d'assister à l'une des projections du festival du Cinéma de La Foa. En effet, ce mardi 28 juin à 20h vous pourrez assister à la dernière comédie, dont le président du jury, Mathieu Demy, porte le rôle principal, aux côtés de Julie Gayet : 

L’art de séduire, de Guy Mazarguil 

Jean-François, psychothérapeute amoureux d'une de ses patientes se sent enfin libre de la séduire lorsqu'elle décide d'arrêter sa thérapie. Tétanisé devant l'objet de son amour, Jean-François accumule toutes les maladresses. Il se tourne alors vers Julien, un de ses patients qui le consulte pour trouble obsessionnel compulsif de drague. Une initiative totalement absurde. Quoique...

Attention, il ne reste qu'une centaine de place à vendre. Vous pouvez acheter vos billets au Ciné City de 12h30 à 20h30.

mardi 28 juin à 20h - séance suivie d’une rencontre avec Mathieu Demy

Et la semaine prochaine, le théâtre revient à l'honneur avec 

La contrebasse, de Patrick Süskind

Au début des années 90 Jacques Villeret avait touché le public par son interprétation de cette pièce. Ce fut d'ailleurs l'un des plus gros succès de l'époque. Aujourd’hui, vous allez être bouleversé par la prestation du contrebassiste et comédien Hubertus Biermann.

Un texte noir, un humour grinçant, un homme ordinaire et une contrebasse. 

Dans la solitude de sa chambre, en attendant le début du concert, un musicien soliloque. A propos de la vie, des amours déçues et de la musique. Il nous explique combien l’orchestre n’est rien sans lui et sa contrebasse. Mais petit à petit, l’homme montre ses failles, et commence alors une confrontation folle et drôle entre l’interprète et son encombrant instrument. Cette contrebasse qu’il enlace, qu’il serre, qu’il griffe, qu’il titille, qu’il frappe de mille manières.  

Le jeu relève du corps à corps entre la rage de cet homme excédé par la relation fusionnelle qui le lie à cet objet omniprésent et cette contrebasse aux formes si féminines. Bouleversant ! 

jeudi 7 et vendredi 8 juillet à 20h

samedi 9 juillet à 18h

Réservations par téléphone par carte bleue au 25 50 50

du lundi au vendredi de 8h à 17h30

Publié dans Lettre d'Information

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