mardi, 21 février 2012 05:44

Raf’Banni

Qu’il est dur d’être un homme sur cette terre pleine d’embûches. Encore plus dur quand on est amoureux. Et carrément désespérant lorsque la femme aimée est aimée par deux autres prétendants. Trois hommes, une femme et un auteur. Un bout de terre, des vies en devenir et l’Amour.

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mercredi, 08 juillet 2009 02:21

La création de Raf'Banni 14

Mercredi 8 juillet 2009

Belle écoute à 9h du matin, les élèves sont ils encore dans les bras de Morphée où tout simplement plus disponible ?

Les comédiens ont été parfait et à aucun moment nous n'avons perçu une quelconque difficulté à jouer si tôt. Pourtant, ça leur a paru plus difficile et c'est bien normal.

C'est une sacré bonne expérience avant la tout public de jeudi soir, les jeunes spectateurs sont toujours très réactifs, ils donnent aux acteurs ce qu'ils ressentent, sans y mettre les formes parce que justement, ils ne sont pas encore dans un ordre établi, ils sont naturels et instinctifs.

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dimanche, 12 juillet 2009 02:29

La création de Raf'Banni 16

Dimanche 12 juillet 2009

Drôle de sensation, c'est déjà la dernière au Théâtre de l'île même si l'aventure est loin d'être terminée, il règne comme un parfum de fin dans notre beau théâtre. Le public vient de plus en plus nombreux et les applaudissements sont chaleureux. Le retour est positif. Nous sommes tous très heureux de cette aventure chaleureuse.

Pour finir, partageons les dernières photos de l'histoire, promis on suivra la tournée en métropole et je continuerais d'alimenter le blog...

A bientôt pour de nouvelles aventures.

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jeudi, 09 juillet 2009 02:24

La création de Raf'Banni 15

Jeudi 9 juillet 2009

Soir de première, ce jour espéré, attendu, est enfin arrivé.

Alors on regarde si les loges sont en places, on s'arrange pour mettre des fleurs avant que les artistes arrivent, on vérifie que tout est bien positionné dans le hall, dans la salle. Il y a toujours un peu d'appréhension. Je passe un peu de temps avec les artistes dans les loges à les regarder faire une italienne plutôt détendue.

Au final tout c'est bien passé même si le public a encore un peu de mal à venir jusqu'à nous le jeudi soir. Il y a eu un gag, qui aurait pu être un gag de dernière mais non, la chaise n'était pas bien placée mais Pierre a su gérer tout ça avec aisance.

Je vous laisse profiter des photos, à bientôt...

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mardi, 07 juillet 2009 02:19

La création de Raf'Banni 13

Mardi 7 juillet 2009

En voilà une de passée. La fulgurance du théâtre, on attend, on espère, on rêve, le temps passe et ça y est, la première est déjà là, et une heure après la scène se vide. 243 élèves sont venus applaudir cette pièce à l'écriture tendue, forte et belle.

Les comédiens étaient heureux de cette confrontation attendue avec le public. Enfin, on se jette dans l'arène et on tente de percevoir si le travail porte ses fruits. Les élèves étaient attentifs même si parfois les scènes d'amour ont provoqués chez ces jeunes esprits quelques émois...

Ils ont écouté,  apprécié, et ont pris le temps à la fin de la représentation pour rencontrer les artistes et discuter longuement de la pièce.

Demain 9h on recommence, il faudra être très tôt sur le pont pour accueillir les élèves. Les comédiens vont devoir se mettre en condition très rapidement. C'est très difficile de jouer le matin tôt comme ça. C'est en même temps très intéressant, le corps est dans un autre état et on peut trouver encore des choses différentes dans sa manière de jouer, on verra. Je leur poserais la question et vous tiendrez au courant dès 10h.

A demain.

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lundi, 06 juillet 2009 02:16

La création de Raf'Banni 12

Lundi 6 juillet

Nous voilà à la veille de la première puisqu'on va commencer par une séance scolaire mardi à 13h30, se sera la première confrontation avec le public, et quel public !!! Pour ceux qui réclament plus de photos en voici quelques unes qui résument ces derniers jours de répétitions.

Je ne vous donne pas les photos en costumes, pas tout de suite....
Publié dans Actualités 2009
mardi, 30 juin 2009 02:15

La création de Raf'Banni 11

Mardi 30 juin 2009

Dernier du jour du mois,  soirée cinéma au Théâtre de l'île avec la projection du Bal des actrices dans le cadre du Festival du cinéma de La Foa, et focus sur Victor Mazzilli, l'italien de la bande, qui joue le rôle de Georges Guignol...

Victor Mazzili a suivi les cours de l’IFRA avant de poursuivre sa formation de clown et de commedia dell’arte avec Philippe Hottier au Théâtre du Soleil ainsi qu’une formation d’acteur avec Mamadou Dioume au Théâtre des Bouffes du Nord. Il est comédien professionnel depuis 1981. Il a été comédien au Théâtre de l’opprimé d’Augusto Boal de 1985 à 1986. Bilingue, il a plusieurs fois joué en italien et a été mis en scène par Renata Scant. En 1990, il met en scène l’odyssée d’après Homère. Son parcours de 27 années l’a amené à travailler les textes classiques : Voltaire, Tchekhov, Sophocle, Maupassant, Renoir, Molière, Beaumarchais. Il a aussi pu se confronter à des créations collectives et des écritures plus contemporaines d’auteurs tels que Stefan Zweig, Bertolt Brecht, Harold Pinter, Noëlle Renaude, Jean-Yves Picq.

Il a récemment mis en scène La controverse de Valladolid.

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lundi, 29 juin 2009 02:13

La création de Raf'Banni 10

Lundi 29 juin 2009

Et si je vous parlais un peu de Simon de Gliniasty, celui qui joue le rôle de  Raf'Banni est d'origine Russe.

Né à Paris en 1977, Simon de Gliniasty se forme à l’art dramatique au cours Jean Périmony et au chant, au Centre de formation pour jeunes solistes dirigée par Laurence Equilbey au Conservatoire National Régional Supérieur de Paris. A sa sortie du Conservatoire, il fait ses débuts comme soliste dans différents ensembles, notamment l’Opéra Studio de Genève et interprète aussi bien les rôles de baryton du répertoire baroque que ceux des œuvres classiques et contemporaines. Il se produit régulièrement en récital, à Paris au théâtre de l’Île St Louis où il vient d’achever une série de concerts de mélodies russes (Rachmaninoff et Moussorgsky), et en Champagne-Ardennes.

En tant que comédien il est souvent employé comme récitant pour des œuvres poétiques (Rimbaud, Rilke, Celan) et vient de participer à une adaptation pour la scène du Mont Analogue de René Daumal.

Il se consacre particulièrement à rapprocher dans son travail, poésie et musique d’aujourd’hui.

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vendredi, 26 juin 2009 02:10

La création de Raf'Banni 09

Vendredi 26 juin 2009

Et si pour finir la semaine, nous mettions l'accent sur Pierre Gope, lui qui pour cette pièce sera l'homme de l'ombre, sur scène, avec ceux pour qui il a écrit cette pièce.

Pierre Wakaw Gope naît le 31 janvier 1966 en Nouvelle-Calédonie, à Maré, dans l'un des clans de la tribu de Pénélo. Il grandit entre l'école et la vie à la tribu, à l'écoute de son grand-père et de la terre.

Jeune stagiaire au développement, il accomplit en 1990 un long périple autour de la Grande Terre calédonienne pour enquêter sur les origines du peuple kanak.

Un an plus tard, il découvre le théâtre en assistant à une répétition du groupe Koteba, compagnie africaine que dirige le metteur en scène Suleiman Koly. Et il a l'immédiate conscience qu'existe là une forme rendant possible une parole nouvelle.

Il quitte alors pour la première fois sa terre natale en direction d'Abidjan où il travaille avec Suleiman Koly. Puis il rejoint Peter Walker au Vanuatu, suit une formation avec Peter Brook à Rennes et fonde au début des années 1990 sa propre troupe, la Compagnie Cebue (Cebue signifie « mémoire » en nengone, la langue de l'île de Maré).

Dès 1992, la création par celle-ci de Wamirat, le fils du chef de Pénélo révèle toute l'originalité d'une voix qui s'attache à tisser les ressources formelles et symboliques de la langue française et de la langue maternelle de l'auteur, le nengone. Et qui sait s'appuyer sur la théâtralité des cultures océaniennes, où l'humour et la poésie, la malice et la solennité font étonnamment bon ménage.

Cette voix n'a pas cessé depuis d'interpeller la société qui est la sienne. Celle de la Nouvelle-Calédonie qui entend se projeter dans un destin commun à toutes ses communautés. Celle de la société kanak à laquelle Pierre Gope renvoie un miroir qui sait se faire sans concessions, sur des thèmes aussi difficiles que le viol, l'inceste, le suicide, l'alcoolisme, la compromission sous toutes ses formes, la violence. Mais en l'appelant à aller chercher en elle-même, en ses valeurs profondes d'accueil et d'ouverture aux apports de l'extérieur, la force de dire non à l'exclusion et de maîtriser son développement.

Du 24 septembre au 25 novembre 2001, en compagnie d'auteurs de théâtre de l'Outre-mer français, Pierre Gope a participé à la résidence d'écriture « D'un océan à l'autre » à Villeneuve-lès-Avignon - la Chartreuse. De cette résidence est née, avec l'auteur calédonien Nicolas Kurtovitch, la pièce Les Dieux sont borgnes. L'écriture de La Parenthèse s'est amorcée à cette occasion.

  • Wamirat, fils du grand chef de Pénélo, 1992.
  • Où est le droit ? (1994). Où est le droit ? Okorenetit ? Nouméa: Grain de sable, 1997.
  • Le Silence brisé, 1996.
  • Le Cri du désespoir, 1997.
  • Cendres de sang, 1998.
  • Pavillon 5, 1999.
  • Le Dernier crépuscule. Nouméa: Grain de sable, 2001.
  • La Fuite de l'Igname, 2002.
  • Les dieux sont borgnes (avec Nicolas Kurtovitch). Nouméa: Grain de sable, 2002.
  • Les Murs de l'oubli, 2003.
  • La Parenthèse (2004). Nouméa: Traversées, 2005.
  • Les Champs de la Terre, 2005.
  • Passe, j'ai le temps, 2005.
  • La Nouvelle et sublime histoire de Roméo et Juliette, 2007.
Publié dans Actualités 2009
jeudi, 25 juin 2009 02:06

La création de Raf'Banni 08

Jeudi 25 juin 2009

Au tour de José Renault d'être sur le devant de la scène. Ca ne lui arrive pas si souvent, lui qui a choisi d'être dans l'ombre :

  • C’est au Théâtre Universitaire de Reims, de 1978 à 1981, que José Renault commence sa formation théâtrale. Puis, il prend part aux cours du Centre Dramatique de Reims animés par P. Adrien, D. Romand, P. Romand, J. Mignot, R. Renucci avant de rejoindre l’Ecole Charles Dullin où il travaillera sous la direction de M. Hermant, C. Charras, R. Renucci, P. Toutain, Y. Kerboul et P. Lerat.
  • Il signe ses premières mises en scènes dans le cadre du Théâtre Universitaire de Reims : Le mariage forcé de Molière (1984), Le préjugé vaincu de Marivaux (1986), il est collaborateur de Christian Schiaretti à la Comédie Française pour la mise en scène des Coréens de Michel Vinaver. Amoureux des grands textes, José Renault poursuit sa recherche théâtrale avec les comédiens et techniciens de l‘Alliage théâtre et en signe les mises en scène depuis 1986 ; Il y développe les notions de troupe, répertoire et alternance. L’Alliage Théâtre est une compagnie conventionnée par le Ministère de la Culture depuis 1999.
  • En 1997 et 1998, il est chargé de mission au Maroc pour l’organisation du Festival National de Théâtre Scolaire (Fès, Mekhnès, Tanger, Tétouan, Rabat, Casablanca) en partenariat avec le Centre Culturel Français de Meknès.
  • En 2002, il met en scène avec des artistes béninois Instincts primaires, combats secondaires de Florent Coua-Zotti en coproduction avec le Centre Culturel Français de Cotonou présenté au Festival International de Théâtre du Bénin et au centre culturel Tjibaou.
  • En 2002, 2003, 2004 : il mène plusieurs missions au Bénin : il enseigne à L’Ecole Internationale du Bénin, puis dans le cadre de la formation continue d’acteurs au Centre Culturel Français.
    En 2004, il crée Certifié Sincère de Coua-Zotti avec une équipe franco-béninoise en coproduction avec le Centre Culturel Français de Cotonou (Festival International du Bénin puis tournée à Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Ouidah et Abomey).
  • En mars 2006, il crée une nouvelle mise en scène de Ma Famille de Carlos Liscano à Conakry (Guinée) avec des acteurs guinéens en partenariat avec l’UNICEF et le Centre Culturel Franco-Guinéen. Spectacle retenu par cutlure-france pour une tournée en Afrique de l’Ouest.
  • En avril 2007, avec le Centre culturel Tjibaou, il met en scène Roméo et Juliette, un texte de Pierre Gope.
  • En novembre 2007, il part au Tchad à N’djamena pour un stage de formation d’acteurs.
    Il crée au Centre Culturel Franco-Guinéen de Conakry Le Livre Brûlé d’après Duras en Février 2008.
  • En Champagne-Ardenne, il est responsable des options lourdes et légères du Lycée St Exupéry de St Dizier, de l’option légère du Lycée Roosevelt de Reims, d’ateliers artistiques en lycées. Il participe à la formation des enseignants pour le Rectorat et est responsable à l’université de Champagne-Ardenne d’unités transversales.

Sa vision du théâtre

Mettre en scène et/ou croire encore en l’être Humain.

Penser toujours à demain. Lieu d’interrogation, le théâtre doit faire entendre dans les œuvres passées, présentes et à venir notre souci de l’humanité, notre désir de croire encore en l’être humain. Nous nous devons d’interroger la langue et le corps au sein de ces laboratoires, ces gymnases nommés théâtres. Nous tendons notre démarche vers la mise à distance du sentiment. Nous souhaitons inviter le regardant à se pencher vers nous, à faire acte de présence au sein du lieu théâtral pour enrichir cette parcelle de vérité, ce lieu où la parole retrouve son espace. Dénué de toute fausse sentimentalité, notre parcours est basé sur la fidélisation de lieux et de publics qui année après année se confrontent à nos spectacles. Nécessité pour nous de cette mémoire collective, de cette reconnaissance, de ce lien d’échange. Nécessité pour remettre encore en chantier la parole de l’auteur, pour croire encore, et encore.

  • Un théâtre doit être un lieu où opère une collectivité théâtrale qui travaille ensemble, qui vit ensemble dans la pratique, jour après jour, de façon artisanale et consciente pour le théâtre. Un théâtre de textes et pas seulement d’idées : un lieu où le mot est source de l’action dramaturgique écrite pour nous par les poètes. Des textes qui se jouent, des spectacles qui ne se font qu’en relation avec une collectivité d’aujourd’hui qui doit les écouter et les discuter.
  • Le théâtre s’adresse à tous comme le dit Vilar. Ce n’est pas que cet art soit plus généreux qu’un autre. Non. C’est bien plutôt parce qu’il a besoin de toutes et de tous pour disposer d’une bonne santé. C’est parce qu’il a besoin de l’intelligence, de l’expérience de tous. Quand le théâtre peut et sait s’ouvrir (par le choix de ses œuvres, par le prix de ses places, par une facilité d’accès de tous ordres) au pauvre comme au riche, alors on constate que chacun, quel que soit le niveau de son salaire, sait conquérir sa place parmi ceux qui jugent et ceux qui lisent. Trouver la vérité et sinon la vérité, du moins quelques vérités, c’est parfois un jeu tragique ou comique auquel nous nous livrons.
  • Un théâtre est dans la cité un lieu pour le cœur et l’esprit, lieu de vie, d’expérimentation ; gymnase du mot et du corps ouvert à tous et pour tous. C’est  une usine à rêves comme le disait Vitez, c’est à dire un lieu où l’on invente, où l’on produit et où l’on contrôle ce qu’on produit. L’acteur de l’ère scientifique est un acteur joyeux. Il sait ce qu’il fait.
Publié dans Actualités 2009
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