Lundi 18 juillet

le décor en place le décor en place TDI

Folle journée, les affiches 4X3 sont posées et on aimerait bien avoir votre avis.

Un journaliste des Nouvelles est venu écrire un papier, à lire dans le « Week-end » de samedi. Pendant ce temps là, la technique prend ses marques. Il faut faire vite maintenant, le décor n’est pas facile à finaliser. Et Laurent Lange aux lumières, alors là, il faut s’accrocher car c’est un perfectionniste. Bref, la semaine commence bien. Pas le temps de s’ennuyer…

La photo du jour vous montre l’installation du décor et j’en profite pour revenir avec vous, à l’heure où le festival d’Avignon bat son plein, sur cette idée de décor et comment il a évolué au fil du temps.

Les théâtres n’ont plus le monopole des lieux de représentation. Depuis le milieu du XXe siècle environ, différentes troupes ont recommencé à s’approprier d’autres lieux, non-théâtraux à la base, changeant radicalement la façon de concevoir l’espace théâtral et les décors. Dans ce genre d’endroit, tout est à faire : souvent il n’y a pas de scène, pas d’éclairage, pas même de fauteuils pour les spectateurs. Imaginez le défi que cela pose aux scénographes ! L’un des premiers à oser cette pratique fut le grand comédien et metteur en scène français Jean Vilar, fondateur du célèbre Festival d’Avignon, le plus grand rassemblement théâtral de la planète. Cet homme de théâtre poussa les comédiens de l’époque à jouer dans les usines, pour les ouvriers, dans les églises, les hangars et dans les cours de bâtiments historiques. Depuis, la pratique est courante, même au Québec, où de plus en plus d’usines désaffectées, de vieilles piscines municipales ou encore d’anciennes casernes de pompiers sont assaillies par différents artistes. L’idée est de sortir le théâtre des institutions, pour l’amener littéralement aux gens, comme lorsqu’il était joué dans la rue, au Moyen Âge, par des comédiens ambulants. Ce genre de pratique permet aussi de redonner une seconde vie à des bâtiments qui seraient autrement abandonnés. Comme notre cher Théâtre de l’île finalement…

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Commentaires  

 
#2 Vicky Ménard 20-07-2011 07:53
Merci Marie et merci à toute l'équipe de nous faire partager votre univers (l'envers du décor). On s'y croirait !
Je ressens l'envie d'aller voir si le décor a été bien posé, si les lumières sont parfaites comme si à moi aussi le succès de cette pièce importait !
Très belle journée à vous tous et à très bientôt dans la salle.
Vicky
 
 
#1 Anne Bihan 18-07-2011 21:06
J'aime toutes les portes entrebaillées au fil de ces billets... ouvrant vers les coulisses bien concrètes de la création d'Eileen Shakespeare à Nouméa, au TDI ; vers l'oeuvre, son écriture et son auteur ; et aujourd'hui vers les mouvements de l'art théâtral au fil des siècles... son questionnement permanent, cette quête de la rencontre avec le public, de la rencontre avec l'autre...
Et la lumière ! Ah ça, la lumière, toujours trouvé qu'il y avait là un vrai personnage, et une chance pour nous en Calédonie, celle d'avoir un créateur en la matière, Laurent Lange...
 

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