Distribution
- Mise en scène Jean-Claude Berutti
- Version scénique et dramaturgie Salomé Broussky
- Avec Louis Bonnet, Angélique Clairand, François Font, Olivier Parenty et Bruno Putzulu
- Lumière Laurent Castaingt
- Son Daniel Cerisier
- Décor Rudy Sabounghi
- Costume Colette Huchard
Durée
> Intervention du metteur en scène et des comédiens, échange avec le public
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d’Angelo Beolco
La comédie de Saint-Etienne
Un paysan s’est laissé enrôler pour la guerre. Il revient dans son village et sa femme a disparu. Un spectacle visuel endiablé signé par le génie théâtral du moqueur Angelo Beolco. Ruzante c’est l’antihéros, paysan joyeux, malin, fanfaron, moqueur, confronté à la férocité du monde qui l’entoure. Nous sommes dans la verve populaire de la Commedia dell’arte. Ruzante est un comique moderne à la Buster Keaton ou Charlie Chaplin. Jean-Claude Berutti a réuni deux textes dans une nouvelle traduction de Claude Perrus pour rendre hommage à ce véritable génie de théâtre, interprété ici par Bruno Putzulu.
L’auteur
Angelo Beolco est un auteur du XVIe siècle. Fils naturel d’un médecin de Padoue, il évolue à cette époque de la Renaissance dans le milieu aristocratique tout en administrant les affaires d’un promoteur d’agriculture. Il se révèle, dans cette double condition, un auteur à la plume hardie et un acteur au talent exceptionnel.
Le metteur en scène
Formé à l’Ecole supérieure d’art dramatique du Théâtre national de Strasbourg, en section régie, Jean-Claude Berutti y fait l’apprentissage de la mise en scène auprès de Jean-Pierre Vincent. En 1997, il est nommé à la direction artistique du Théâtre du Peuple de Bussang (Vosges). Depuis 2002, il est codirecteur de La Comédie de Saint-Etienne, avec François Rancillac. Depuis ses premiers spectacles, il se consacre autant au théâtre qu’à l’opéra.
Bruno Putzulu
D’origine sarde par son père, Bruno Putzulu est né et a grandi à Toutainville. Il entre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique en 1990 puis à la Comédie-Française de 1994 à 2003, où il retrouve son ami de l’université de Rouen, Philippe Torreton. Ce dernier le recommande à Bertrand Tavernier qui l’engage pour son film L’appât (1995) qui le révèle au grand public. Sa forte personnalité lui vaut d’être licencié par la Comédie-Française en 2002. En 2003, il joue dans Monsieur N. d’Antoine de Caunes aux côtés de Philippe Torreton. Du théâtre au cinéma il n’y a qu’un pas et Bruno Putzulu passe de l’un à l’autre avec aisance et au gré de ses envies.
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La critique
Bruno Putzulu fait un Ruzante qui vous la coupe. Trapu, costaud, belle force d’instinct qui va avec des terreurs archaïques, des ruades d’animal pris à la gorge, des stupeurs d’homme acculé. Ce qu’il produit est rare. L’Humanité
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