|
Cet édifice devait devenir la cathédrale du bagne (de style gothique). La première pierre de ce bâtiment a été posée le 25 février 1875 par le gouverneur Alleyron et elle a été bénie par Monseigneur Vitté (qui était Evêque d’Anastasiopolis).
Les travaux qui sont plusieurs fois arrêtés, notamment à cause d’un cyclone en 1880, vont durer jusqu’en 1886. A cette date, le bâtiment n’est pas achevé et il est détourné de sa destination d’église. L’Administration pénitentiaire propose de le transformer et de l’aménager en atelier de couture et de cordonnerie. Finalement, il sera utilisé comme magasin de vivres puis comme entrepôt. Après le départ de l’administration pénitentiaire, le bâtiment est employé comme lieu d’élevage des vers à soie de 1920 à 1926, puis comme salle de bal dans les années 1930. Suite au cyclone de 1933 qui endommage sérieusement la toiture, le bâtiment est laissé à l’abandon jusqu’en décembre 1941, date à laquelle il accueille les nombreux japonais vivant dans la colonie, qui sont hébergés dans ce « centre de regroupement », soignés et nourris par l’Asile de l’hôpital du Marais en attendant d’être embarqués et transférés en Australie. Rénové une première fois dans les années 1970 (la façade écroulée est reconstruite en ciment), l’édifice devient une salle de cinéma et de spectacle très populaire auprès des calédoniens. C’est à partir de là que le nom de Théâtre de l’île apparaît dans la littérature. Des troupes calédoniennes et métropolitaines vont se produire dans ce théâtre dépourvu de toiture. La salle abritera également des tournois de boxe à la fin des années 1970 et il était même question de la transformer en «annexe» du Dépôt des Archives de Nouvelle-Calédonie. Le 6 mars 1972, l’île Nou est reliée par une digue.
Enfin, conformément à une convention passée avec la Province Sud, la ville de Nouméa commence, en 1994, les premiers travaux de rénovation du bâtiment : restauration du toit, des ogives extérieures et intérieures et mise hors d’eau du bâtiment.
En 1998, ce lieu, patrimoine de la Province Sud, est cédé à la Ville de Nouméa qui poursuit les travaux de réhabilitation pour permettre en l’an 2000 l’ouverture d’une salle de spectacle moderne et équipée, le Théâtre de l’île. C’est en effet le jeudi 28 septembre 2000 que le Maire de la ville de Nouméa, Jean Lèques et le Président de la Province Sud, Jacques Lafleur inaugurent le Théâtre de l’île.
|
|





|