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Jeudi, 09 Septembre 2010

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Le blog du Théâtre de l’île vous permet de rester en lien constant avec nous.

Tags >> On peut toujours espérer

« Lévin, qui commence à écrire pour le théâtre après la guerre israélo-arabe de 1967, monte coup sur coup trois spectacles de cabaret satirique : Toi, moi et la prochaine guerre (1968), réaction à chaud à l'ivresse de la victoire, Ketchup (1969), centré sur les vaines tentatives de pourparlers de paix entre Israël et l'Egypte, et Reine de la Salle de Bains (1970),  qui dénonce le triomphalisme de la classe politique israélienne et son refus d'un compromis territorial (...). Ces satires brocardent la notion de « guerre juste », de guerre pour la survie, et s'en prennent aux valeurs qu'Israël, plongé dans un conflit apparemment sans fin, en est venu à tenir pour sacrées : la sécurité militaire, le courage guerrier, l'héroïsme, le sacrifice. Au fil des sketches se succèdent des personnages types de la société israélienne (...). Tous reflètent la dérive morale d'un peuple qui souffre d'un complexe obsidional et y trouve la justification de sa politique d'hégémonie – oubliant le prix humain à payer. Au discours patriotique, Levin oppose le point de vue de l'individu. La vie est plus précieuse que toutes les idéologies. Celui qui est confronté à la mort sera toujours le soldat sur le champ de bataille et non celui qui l'y a envoyé. » 


Nurit Yaari

Traduit de l’Hébreu par 

Jacqueline Carnaud

 

in  Théâtre choisi III, pièces politiques. Editions THEATRALES